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Le choix d’une destination ne dépend pas seulement du prix du billet : la valeur de l’euro peut aussi changer considérablement le budget sur place.
Partir à l’étranger peut coûter plus ou moins cher selon la destination choisie, mais pas seulement en raison du prix des billets d’avion ou des hôtels. Le taux de change joue lui aussi un rôle important dans le budget final. Lorsque l’euro gagne du terrain face à une monnaie locale, les voyageurs européens disposent mécaniquement d’un pouvoir d’achat plus élevé sur place. À l’inverse, lorsque la devise étrangère se renforce, les repas, les transports, les visites ou encore les hébergements reviennent plus cher une fois convertis en euros. En 2026, ces écarts sont particulièrement marqués selon les pays.
Ces destinations où l’euro offre davantage de pouvoir d’achat
La Turquie figure parmi les destinations où l’évolution monétaire est actuellement la plus favorable aux Européens. Sur un an, l’euro a progressé d’environ 14 % face à la livre turque, fragilisée par sa dépréciation. Un euro permet désormais d’obtenir près de 54 livres turques, contre environ 47 un an auparavant. À dépenses locales équivalentes, un touriste disposant d’euros bénéficie donc d’une marge supplémentaire. Cette évolution ne signifie pas pour autant que tous les prix ont baissé en Turquie, notamment dans un contexte d’inflation, mais elle peut amortir une partie de la hausse pour les visiteurs venus de la zone euro.
L’Argentine offre elle aussi un taux de change devenu plus intéressant. L’euro s’est renforcé d’environ 13 % face au peso argentin en un an et permettrait désormais d’obtenir autour de 1 710 pesos. Là encore, il faut toutefois distinguer le taux de change du coût réel de la vie sur place, dans un pays marqué par une inflation importante depuis plusieurs années. Le Japon constitue une autre destination mieux orientée pour le portefeuille européen : le yen a perdu environ 8 % face à l’euro. Un mouvement susceptible de rendre certains postes de dépense plus accessibles dans un pays longtemps considéré comme onéreux. En Inde, le gain de pouvoir d’achat lié au change atteint quant à lui environ 9,5 % face à la roupie.
Un euro moins favorable dans plusieurs destinations prisées
D’autres destinations prennent exactement le chemin inverse. Au Brésil, l’euro aurait perdu 11,8 % face au réal en l’espace d’un an. À prix local inchangé, un Européen doit donc dépenser davantage d’euros pour régler la même prestation. La situation est également moins favorable en Chine, où la monnaie européenne recule de 8,22 % face au yuan. Aux États-Unis, le rapport de force a lui aussi évolué : alors qu’un euro permettait récemment d’obtenir autour de 1,20 dollar, il ne vaut plus qu’environ 1,14 dollar. Sur un séjour de plusieurs semaines, quelques centimes de différence peuvent finir par représenter une somme significative.
Le phénomène concerne également plusieurs destinations où le budget pouvait déjà être conséquent. En Israël, l’euro aurait perdu environ 11 % face au shekel, tandis qu’il recule de 9,1 % face au rand sud-africain et de 9 % face au peso mexicain. La Norvège présente elle aussi une évolution défavorable, avec une baisse de 7,5 % de l’euro face à la couronne norvégienne. Pour les voyageurs européens, l’impact peut être d’autant plus sensible que le pays affiche déjà des prix élevés dans des postes comme l’hébergement, la restauration ou les transports.
Des vacances plus faciles à anticiper côté budget
Toutes les destinations ne connaissent heureusement pas de fortes variations. La Thaïlande se situe par exemple dans une relative stabilité, avec une progression limitée de l’euro d’environ 1,9 % face au baht. Les mouvements sont encore plus faibles au Maroc, au Canada ou en Suisse, où les variations évoquées restent comprises entre 0 et 1 %. Dans ces pays, le change apporte donc peu de gain supplémentaire, mais il expose également moins les voyageurs à une brusque dégradation de leur pouvoir d’achat par rapport à l’année précédente.
Observer les devises peut ainsi devenir un critère supplémentaire au moment de choisir une destination, surtout lorsque plusieurs pays sont envisagés avec un budget comparable. Un euro plus fort peut permettre de consacrer davantage d’argent aux activités, de prolonger son séjour ou simplement de réduire la facture globale. Il ne suffit cependant pas à déterminer si une destination est réellement bon marché : inflation, niveau des prix locaux, coût du transport et saison touristique restent déterminants. Le taux de change donne surtout une indication sur l’évolution du pouvoir d’achat des voyageurs européens et, en 2026, il peut clairement faire pencher la balance entre deux destinations.
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